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De Hôi An au Delta du Mékong (suite et fin du Vietnam)




On a profité quelques jours de la jolie ville de Hôi An. Cité touristique, depuis toujours tournée vers le commerce avec son accès direct à la façade maritime. Le centre ville a la particularité d'être bien préservé et l'on peut y visiter différents bâtiments anciens (chapelle, maison de famille, lieu de culte etc...). Ce centre ville est fermé à la circulation des véhicules motorisés une partie de la matinée et à partir de 15h l'après-midi. De la musique d'ambiance y est même diffusée. A part les bâtiments anciens, la ville fourmille de commerces divers, et de cafés souvent très joliment agencés. La grande spécialité de la ville est la vente de vêtements sur mesure. Les tailleurs sont à tous les coins de rue et les tissus superbes. Nous étions hébergés dans un guesthouse-tailleur. La partie accueil se mélangeant directement avec la boutique. L'autre spécialité de la ville réside dans ses lanternes lumineuses qui s'éclairent la nuit et viennent ajouter au charme de la petite cité fluviale.

On a terminé ce séjour à Hôi An par un petit tour à vélo dans sa campagne, aux alentours, et jusqu'au non moins touristique village de culture bio de Tra Qué.




Ensuite direction le delta du Mékong pour les 3 derniers jours au Vietnam... On a d'abord posé les valises à Ben Tré après un vol interne et un bus-couchette pris en journée.

Là, on s'est rendu compte qu'on avait enfin quitté un peu les sentiers les plus touristiques du Vietnam. Dans cette partie extrême sud du pays, on croise beaucoup moins d'européens. Autre signe : les vélos à louer n'ont pas de siège bébé, et les vietnamiens ici parlent beaucoup moins anglais... Ça nous a d'ailleurs valu quelques mésaventures comiques. Notamment un dîner où l'on a commandé des "banh mi" (le sandwich baguette d'ici) qui s'est avéré se réduire à 2 tranches de pain de mie dans une assiette, sans rien dessus... le serveur était très fier de nous avoir amené des "banh mi"... on a compris à nos dépends que le terme devait désigner à la fois le sandwich et à la fois le pain de façon générique...on avait essayé de préciser notre demande en anglais mais visiblement, ça ne passait pas... Et puis un autre quiproquo avec une réceptionniste de l'hôtel, qui nous a appelé un taxi pour nous envoyer à la gare routière prendre un bus alors que j'étais persuadée qu'elle nous envoyait à la gare maritime... On s'est retrouvé à prendre un bus pour aller de Ben tré à Vinh Long, autre ville du delta, alors que nous avions rêvé la rejoindre par bateau... mais en réalité, il n'existe pas de ligne fluviale régulière pour cela.



A la descente du bus, deux types nous "sautent littéralement dessus" : "motorbike ?? motorbike ??" On leur montre sur la carte le point où l'on espère aller tout en ne croyant pas une seconde partir avec eux, au vu de notre chargement (une valise et non un sac à dos). Evidemment, cela ne fait pas du tout peur aux deux gaillards... avant qu'on ait eu le temps de dire quoi que ce soit, ils nous annoncent le prix et ont déjà saisi la valise. L'un d'eux prend sur son scooter : Flavien avec son sac sur le dos et Cléo sur le ventre en porte bébé, + la poussette tandis que l'autre m'attend de pied ferme avec notre valise de 20 kg entre les bras... je monte derrière lui pas tellement rassurée en me demandant comment il va faire pour conduire avec cette valise... On est sur l'île principale en face de Vinh long, entre deux bras du Mékong. Ici les routes sont des chemins caillouteux, pleins de nids-de-poules, aucune voiture ne circule. Les motos-taxis ont l'habitude de rouler dans toutes les conditions et avec tous les chargements inimagineables.

Le premier scooter se perd. j'arrive à l'adresse que j'avais repérée tandis que Flavien et Cléo n'arrivent pas. Le conducteur de mon scooter appelle celui qui s'est perdu et l'engueule comme du poisson pourri. Je vois arriver mon Flavien quelques minutes plus tard, avec Cléo qui dort paisiblement contre lui, sur le scooter....L'arrivée était plus ou moins rock'n roll et on n'a pas eu le temps de comprendre quoi que ce soit. Mais nous voilà au milieu de nul part, sur les bords du Mékong, dans le jardin superbe de la "homestay" ("maison d'hôte").


On a atterri dans cet endroit incroyable, au bord du fleuve. On a pris les chemins terreux, parcouru un peu à vélo cette île. Partout ici, il y a des canaux qui sont des ramification du Mékong. On discute avec notre hôte le soir, qui nous propose de nous emmener faire un tour le lendemain sur le fleuve en compagnie du couple d'australien qui sont les seules autres personnes à loger là. C'est 10 fois moins cher que ce que quelques rabatteurs nous avait proposé à Ben tre pour un tour sur le Mékong. On part le lendemain tous les 5, à 7h, pour un tour inoubliable. On emprunte des petits canaux encombrés de plantes et tout à coup on débouche sur le large Mékong. On voit la vie du fleuve, de ses berges et de ces maisons sur pilotis. On passe toute la matinée sur l'eau et on fait un tour en pirogue un court moment. Flavien a même eu l'occasion de reprendre du service quelques instants pour aider notre pilote sur un petit souci sur le circuit de refroidissement du moteur du bateau.




Notre Cléo profite de tout. Elle découvre pleins de choses, répète de plus en plus de mots, et connait même quelques mots d'anglais (hello/Yes/goodbye/ good morning). Elle fonce jouer avec des petits garçons dès qu'elle les voit jouer au ballon. Elle continue de rencontrer des personnes de tous horizons. Ça n'a pas l'air de la perturber de changer si souvent de maison, on la sent à l'aise et ça nous réjouit.


Direction Bali. A l'heure où je vous écris, nous avons posé les valises à Ubud sur l'île indonésienne de Bali. Changement total de décor, à suivre dans un prochain post.

On vous embrasse chaleureusement, de belles pensées pour chacun.




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