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Ici Bali

Nous voici à Bali, en Indonésie, depuis un peu plus d'une semaine. Nous avons passé la première semaine au centre de l'île, à Ubud, sa ville principale. Il y a beaucoup à y faire et à y voir. Des temples bien sûr, des rizières, spectacles de danse balinaise... Nous nous sommes pris au jeu. Cela dit, même si c'est en principe la saison basse au niveau du tourisme ici, nous avons trouvé Ubud extrêmement touristique. Les commerces, les cartes des restaurants tournés vers des clients étrangers, et beaucoup de monde... L'île est victime de son succès, et parait-il notamment envahie par les australiens qui en sont tout proche, mais bien d'autres nationalités également. Ca nous a donné assez vite l'envie de voir un peu au-delà d'Ubud...




Nous sommes partis par minibus vers Amed, sur la côte Est. Et nous ne sommes pas déçus. Ici il y a beaucoup moins d'affluence. Amed est un village de pêcheurs situé au bord de la mer. Il s'organise en criques qui se déclinent le long d'une route principale qui longe la côte. On y a trouvé un petit bungalow, en surplomb de l'océan. Ici la douche est quasiment en extérieur. La gérante nous dit qu'il y a peu de monde en ce moment. On entend le bruit de l'océan et c'est particulièrement reposant. Les plages sont de sable noir ou de galets. En quittant à peine le bord de la plage on peut voir pas mal de poissons. Amed est visiblement un endroit connu pour le snorkelling et la plongée.

Il fait toujours aussi chaud et lourd. L’île est très verte et la circulation beaucoup moins speed qu’au Vietnam. C’est reposant ! On arrive à capter dans le paysage les traces d’une culture indonésienne, très croyante, basée surtout sur l’hindouisme dans cette île. On voit partout une architecture spécifique qui ressemble à celle des temples et qui se révèle être des cours intérieures privées. Les balinais déposent partout, plusieurs fois par jour, de petites offrandes, sur le pas de leur portes, sur les trottoirs, les compteurs électriques... Ce sont des petits paniers de feuilles remplis de pétales de fleurs, nourriture, et accompagnés souvent d'un bâton d'encens. Visiblement ceux qui sont placés en hauteurs seraient pour les dieux et ceux placés sur les trottoirs, pour les démons...

Je me rends compte, concrètement, qu'un voyage de 5 mois est forcément différent d'un voyage de deux semaines. Même si le rythme de notre voyage est relativement rapide (nous avons choisi de passer par 7 pays différents en 5 mois), on essaye de pallier cette rapidité par une forme de lenteur à l'intérieur des étapes. On se donne une marge totale dans la découverte d'un endroit. On se dit d'avance qu'on ne verra pas tout, et qu'on ne partira pas sur un rythme effréné. On n'a rien réservé. On pose les valises à un endroit pour quelques jours. Parfois on prolonge quelques jours de plus s'y on s'y sent bien. Puis on se demande où on va aller après et comment.

On se rend compte au fur et à mesure que la grande chance de ce voyage c'est vraiment le temps que l'on se donne avec Cléo. On la voit grandir, on joue avec elle, on discute avec elle, on a toujours le temps pour elle, on invente des jeux avec pas grand chose... On est enfin disponible pour elle. On sent bien que c'est très précieux cela. On essaye au maximum de respecter son rythme, et donc les journées s'organisent autour d'une sieste en début d'après-midi pour elle, et un temps cool pour nous. On a fait une visite au zoo de Bali qui n'a rien d'extraordinaire, si ce n'est que pour nous, il y avait le petit plaisir d'emmener notre fille pour la première fois voir des animaux... le tout savamment préparé par un cahier de gommettes sur le zoo... c'était un chouette moment.


A Amed, notre hôte garde souvent sa nièce de 4 ans, Mercy. Ca a été un plaisir pour Cléo de passer du temps à jouer avec elle. C'est l'avantage de ce voyage, nous n'avons pas d'emploi du temps, et quand une occasion comme celle-ci se présente, on peut rester à jouer aussi longtemps que possible.

On se rend compte au fil du temps qu'on a quelques supers jokers dans notre valise. C'est notamment la tente de Cléo, qui, une fois pliée, rentre dans notre valise (même si elle en occupe presque la moitié). Elle est ultra légère. Ca ressemble à la tente 2 secondes Quechua en version bébé, avec un petit matelas gonflable intégré. On est contents de pouvoir faire dormir Cléo partout, avec sa moustiquaire incluse. Pour Cléo, c'est à la fois une cabane, un lieu rassurant, un lit.


Le deuxième super joker que j'avais découvert un peu avant de partir et qui nous est bien utile, c'est l'application "maps me". Un GPS qui fonctionne hors ligne, en temps réel. C'est assez génial. Il suffit d'avoir téléchargé au préalable la carte du pays concerné et ensuite plus besoin de wifi, ni de réseau. On se met en mode avion et on navigue avec la carte-GPS. On est assez fans.


Pour le reste, on se laisse porter. Les nouvelles qui nous parviennent parfois de France, nous semblent irréelles... Nous avons appris l'incendie de Notre-Dame-de-Paris par un touriste britannique... Mais surtout, on vous embrasse.


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