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Ko Chang et la vie au tempo du voyage

Voilà, la vie en voyage s’organise, avec ses prises de marques, ses adaptations nécessaires… mais c’est ce que l’on voulait. Vivre différemment pendant quelques mois.

Avec un enfant, évidemment, une part de l’énergie est consacrée à faire en sorte que ça roule pour lui. Mais Cléo s’adapte plutôt super bien. Elle a repris son rythme normal de sommeil avec la sieste en début d’après-midi, qui est pour tous un temps au calme pendant le moment le plus chaud de la journée. On cherche des ruses pour parvenir à lui faire manger des légumes cuits mais les efforts ne sont pas toujours couronnés. On se rassure en se disant qu’en France ce serait peut-être la même chose, elle est à un âge où elle sélectionne ce qu’elle mange. L’important reste qu’elle mange et s’hydrate bien au vu de la chaleur. Là-dessus, on est complètement dans le coup.


Personnellement, j’aime les rituels quotidiens dans la vie en voyage. Emmener très peu est une clé. Savoir se délester du superflu qui encombre inévitablement les bagages en est une autre. Evidemment, la contrepartie est de laver tous les jours son linge à la main.

On essaye de faire participer Cléo aux activités lessive...Notamment avec le « bain de doudou ».




Se débrouiller ensuite avec ce que l’on a, sachant qu’évidemment il est toujours possible d’acheter un produit manquant à peu de frais sur place. Mais il y a aussi la débrouille. Pour ne pas encombrer le sac de nouveaux objets inutiles quand on cherche toujours désespérément à le réduire au maximum. On a ainsi bricolé un porte savon tressé en feuille de palmier, pour essayer d’allonger la durée de vie de nos savons qui servent beaucoup (corps, lessive, vaisselle… ) et des lanières pour nouer le bob de Cléo sous le menton en cas de vent léger, découpées dans mon foulard et cousues main avec le mini nécessaire de couture emporté.

Cléo quant à elle, regorge d’inventivité pour trouver des jeux à partir du peu que l’on a amené mais aussi à partir de ce qu’elle trouve dans la nature et c’est très bien ainsi.


les gommettes sans la feuille de papier...

On est surtout impressionnés par les progrès qu’elle fait de jour en jour. Les phrases complètes qu’elle commence à faire, le vocabulaire qui augmente, l’autonomie aussi, sans oublier le plaisir qu'elle prend à s'allonger dans l'eau de mer. Et depuis quelques jours, elle dit son nom, de façon très nette, en deux syllabes, Clé- OOO.


On a prolongé un peu à Ko Chang, pour prendre notre rythme et parce que l’endroit de l’île où l’on se trouve est vraiment idéal. Comme un air de pleines vacances au début de notre voyage au long cours. On a parcouru le reste de l’île avec un plaisir mêlé de déception. Ko Chang est une île assez grande avec plusieurs villages. Les routes sont sinueuses et fortement pentues, avec parfois des singes qui s’invitent en son milieu. Mais on a l’impression partout sur cette île d’un tourisme à outrance qui a dû s’improviser rapidement. Les infrastructures de tourisme ont poussé comme des champignons et le luxe de certains hôtels jouxtent des zones qui ressemblent à de vastes décharges à l’air libre. Plus au Sud, les touristes sont plus jeunes, les installations plus rock’n roll. On a trouvé notre anse au Sud de Kai bae beach assez préservée au finale, et notre cabane de plage est à la fois simple et éloignée des coins de fêtes nocturnes. Ici, un aperçu sonore de l'endroit où nous sommes :







On quitte l’île demain, heureux d’avoir connu Ko Chang ainsi. On compte profiter du temps qui nous reste en Thaïlande pour aller un peu plus à l’intérieur des terres.




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