RÉALISATRICE et RÉGISSEUSE SON...

 

S'il faut dire quelques mots pour me présenter...

Ingénieure du son formée à l'ENSATT à Lyon, Ecole  Nationale Supérieure des Arts et Techniques du Théâtre, entre 2009 et 2012, département son.

Je travaille comme réalisatrice et régisseuse son pour le spectacle vivant pour des compagnies de danse, musique et de théâtre (Arcosm, IKB, Les Productions de Merlin...). Je pars régulièrement en tournée en France et à l'étranger pour accompagner ces spectacles (régies en live - traitements temps réel et mutlidiffusion).

En dehors de ces aventures collectives de plateau, je réalise régulièrement des projets plus en solitaire, avec mes micros. Ces projets, parfois liés à des départs, sont des pièces sonores ou radiophoniques qui oscillent entre une part documentaire et une part plus purement poétique.

Elles ont été diffusées en radio (France Culture) et à l'étranger (RTBF, RTS),  et dans de nombreux festivals en France et à l'étranger, au casque ou en séances d'écoute.

En 2014, LOIRE a reçu le prix Pierre Schaeffer (prix découverte récompensant les artistes sonores "amorçant une voie singulière dans l'écriture des sons du monde"-Phonurgia Nova)

Je réalise également des projets sonores pour des commandes dans le cadre d'une exposition avec un musée, ou d'installations diverses.

Créative et créatrice, j'essaye de répondre à ces propositions avec sensibilité et justesse. 

Je m'attache à proposer un travail accessible au grand public, qui convoque l'imaginaire de chacun par le son, où les sons ne sont jamais purement décoratifs. Je propose toujours des formes adaptées de diffusion sonore en fonction de chaque projet.

Crédit photo @ Valentin Uta

PRENEUSE DE SON ...

Ma démarche, lors de mes départs, micros en bandoulière, est celle d'une preneuse de son-voyageuse. 

Il y a des départs qui n'ont d'autre nécessité que celle de les faire. LOIRE et CARGO étaient de ceux-là. Un désir de son et un désir de ces voyages-là. Le voyage m'a permis, par le fait de tout quitter pendant plusieurs mois, d'être radicalement là où j'étais. D'être radicalement disponible au son que je prenais.

 

Mon premier départ, pour LOIRE, était inexpliqué et inexplicable. C'était un ordre intime, une urgence absolue. je me rends compte aujourd'hui que ce départ, c'était la seule façon pour moi de me poser la question : Où en étais-je avec mes micros ? Se poser la question pour de bon. A l'endroit où l'on ne peut plus se mentir. Sur la route, quand on a quitté son quotidien, son confort, ses savoirs-faire sagement appris et qu'on va, seule, à pied, par les chemins, qu'on parcourt une France qu'on connaît sans connaître.

 

J'ai appris à prendre du son sur la route comme je ne l'avais jamais fait auparavant.

J'ai appris lentement au fil de ces 2 mois sur la route. 

J'ai appris à me faire preneuse de son.

J'ai appris à écouter vraiment et à laisser le son "raconter".

J'ai appris à laisser les sons me traverser

(car derrière les micros, derrière la technique, il y a toujours et avant tout le corps d'un preneur de son).

 

J'ai cherché cela sur la route, avec mes micros. Avec CARGO, je suis repartie, j'étais en mer, sur le bateau, au rythme du bord, et j'ai cherché à poursuivre avec cette façon d'enregistrer, avec les hasards qui sont là et ceux que l'on provoque.

Tout part d'un désir de son et de l'envie de le laisser se déployer, raconter vraiment.  

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